25/10/2018
GFME actualité 640
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Actualité de la recherche scientifique 640 sur les glioblastomes



Différences d'expression de PD-L1, ligand de mort programmé 1, dans le glioblastome multiforme de-novo et récurrent


Actualité 640 du 6 novembre 2017

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Article original

2017
28 juin; 8 (43): 74170-74177. doi: 10.18632 / oncotarget.18819. eCollection 2017 Sep 26.

Différences d'expression de PD-L1, ligand de mort programmé 1, dans le glioblastome multiforme de-novo et récurrent

Auteurs : Heynckes S 1, 2 , Gaebelein A 1, 2 , Haaker G 1, 2 , Grauvogel J 1, 2 , Franco P 1, 2 , Mader I 3, 2 , Carro MS 1, 2 , Prinz M 4, 5, 2 , Delev D 1, 2 , Schnell O 1, 2 , Heiland DH 1, 2 . 1 Département de neurochirurgie, Centre médical, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne. 2 Faculté de médecine, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne. 3 Département de neuroradiologie, Centre médical, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne. 4 BIOSS Centre d'études de signalisation biologique, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne. 5 Institut de neuropathologie, Centre médical, Université de Fribourg, Fribourg, Allemagne.

Résumé :

La biologie du glioblastome multiforme récurrent (GBM) est un processus dynamique influencé par la pression de sélection induite par différentes thérapies antitumorales. Le mauvais pronostic clinique des tumeurs au stade récurrent nécessite le développement de stratégies thérapeutiques efficaces. L'inhibition des points de contrôle (Inhibition PD1 / PD-L1) est une caractéristique de l'immunothérapie étudiée dans les essais cliniques en cours. Le but de cette étude était d'analyser l' expression de PD-L1 dans le glioblastome multiforme de-novo et récurrent et d'explorer les altérations génétiques associées et les traits cliniques. Nous montrons que PD-L1l'expression était réduite dans le GBM récurrent par rapport au GBM de novo. En outre, les patients qui ont reçu une dose prolongée de chimiothérapie par le témozolomide (TMZ) ont montré un niveau significativement réduit d' expression de PD-L1 au stade de la récurrence par rapport à la tumeur de-novo correspondante. Nos résultats peuvent fournir une explication pour la réponse potentiellement plus faible à l'immunothérapie dans le stade récurrent en raison de l'expression réduite de la cible thérapeutique PD-L1 .

Pubmed : 29088776
 MOTS CLÉS : GBM, PD-L1, points de contrôle immunitaire, GBM récurrent

Vocabulaire

PD-L1

L'immuno-oncologie est l'un des domaines de la recherche médicale les plus enthousiasmants, car cette approche a le potentiel de changer profondément la façon dont sont traités de nombreux types de cancer. L'immuno-oncologie a pour objectif d’exploiter et de renforcer les capacités de notre propre système immunitaire à reconnaître et détruire les cellules cancéreuses. Parmi les différents acteurs de ces mécanismes de lutte contre le cancer, la protéine PD-L1 joue un rôle particulièrement important. Parmi les nombreux acteurs qui permettent à notre système immunitaire de lutter contre les maladies, les lymphocytes T peuvent être comparés à des soldats qui aident l'organisme à lutter contre les infections et d'autres maladies, y compris le cancer. Toutefois, les cellules tumorales arrivent à endormir le système immunitaire et lui échapper en exprimant à leur surface une protéine "Tout va bien" appelée PD-L1. PD-L1 fonctionne comme un « panneau stop ou passe ton chemin petit lymphocyte» et inactive les lymphocytes T avant qu’ils n’attaquent. PD-L1 agit en se liant à des récepteurs appelés PD-1 situés sur les lymphocytes T. La liaison de PD-L1 avec l’un ou l’autre de ces récepteurs conduit à l’inactivation des lymphocytes T. Le blocage entre PD-L1 et ses récepteurs avec des anticorps comme le Pembrolizumab ou le nivolumab constitue donc une cible thérapeutique intéressante pour l’immuno-oncologie et fait l'objet de nombreux essais. Le blocage de la protéine PD-L1 par l'un des nombreux ihibiteurs peut empêcher les cellules cancéreuses d'inactiver les lymphocytes T par le biais da récepteurs PD-1. Les lymphocytes T retrouvent alors leur rôle dans la détection qui précède la destruction des cellules cancéreuses.

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