15/09/2017
GFME, diagnostic, IRMs
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IRM classique, IRMF fonctionnel, IRMD dynamique de contraste DSC, DCE


IRM Sagittale
en couleur
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L'IRM
donne les mêmes résultats que le Scanner mais les contours sont plus nets. L'IRM fournit plus de détails sur la structure interne des tissus et des tumeurs.

Image d'Une IRM fonctionnelle



Les couleurs varient du jaune au rouge orangé selon l'importance de l'activité. Dans cette image, c'est la vue qui est activée.

IRM-T1 avec Gadolinium, prise de contraste en hypersignal, clair

IRM-T1

La prise de contraste avec gadolinium est un hypersignal en T1 et donc ici blanc. En T1 les tumeurs sont plus sombres et en T2 plus claires.

IRM T2 cerveau normal

IRM-T2

IRM T1 cerveau normal

IRM-T1

Tumeur T2

Tumeur-T2

L'IRM classique
Il s'agir d'un examen qui permet de faire la même chose qu'une coupe du cerveau. Contrairement aux rayons X aucune radiation n'est utilisée. L'appareil fonctionne au moyen d'un aimant et d'ondes radio. On doit enlever tous les objets métallique et signaler les implants métalliques. Un interphone et un miroir permettent au patient de communiquer avec l'opérateur.
La durée de l'examen
Elle est variable et fonction du nombre de cliché. En règle générale 30 à 40 minutes sont nécessaires.
Produit de contraste
Pour voir les tumeurs avec plus de clarté, dans la plupart des cas, l'examen est réalisé avec injection de gadolinium, 10 à 20 ml selon le poids de la personne. Le gadolinium n'est pas un produit à base d'iode. L'injection en intraveineuse n'est pas très douloureuse.
Contre-indications
En raison du champ magnétique intense pouvant dérégler certaines prothèses, cet examen est interdit aux porteurs de stimulateurs cardiaques, de prothèses valvulaires cardiaques, cocléennes ou de clips vasculaires intravertébraux Il est préjudiciable sur les pompes à insuline, les drain ventriculaire, les prothèses auditives, stérilet, lentille intra-oculaire.
IRM dynamique de contraste IRMD ou IRM-DSC ou IRM-DCE
Le gadolinium est un ion métallique toxique qui doit être chélaté pour le rendre assimilable. C'est le Chélate de Gadolinium qui est injecté au patient. C'est une grosse molécule qui ne traverse pas la paroi hémato encéphalique saine mais seulement celle fortement délabrée par la tumeur.Les IRM DCE ou DSC sont employées pour évaluer la micro-vascularisation au sein des tumeurs en utilisant Ktrans avec un produit de contraste, le chélate de adolinium. Pour déterminer la perméabilité vasculaire, l'IRM-DCE utilise Ktrans, un transfert à volume constant par intraveineuse du produit de contraste au niveau de la tumeur entre le plasma du sang et l’espace extra vasculaire pour déterminer la perméabilité vasculaire. Une réduction de Ktrans de 50% est cliniquement significative. L'IRM dynamique de contraste de sensibilité magnétique,IRM DSC ou IRM DCE s’impose donc aujourd'hui comme un important biomarqueur pour mesurer l’efficacité des thérapies anti-angiogéniques, dans le traitement des tumeurs de cerveau. Les IRM-DSC mesurent les changements relatifs du volume du sang cérébral (rCBV) et l’index de perméabilité à la perfusion (KTrans). Dans le traitement de combinaison chimiothérapie CPT-11-antiangiogenèse avec Avastin, une corrélation forte forte a été observée entre les réductions du volume de sang cérébral relatif (rCBV) et les images IRM T1 après le traitement. Le volume de sang cérébral relatif, rCBV mesuré à partir d’ IRM DCE ou DSC, peut être utilisé comme un biomarqueur de substitution pour déterminer la réponse thérapeutique au Bevacizumab.
Source : INRP et IMAIOS
IRMs dynamiques avec contraste et IRM conventionnel pour évaluer la réponse à la thérapie d'Avastin sur les gliomes de haut grade en récidive
Asco 2008, 73ème dossier
Citation: J Clin Oncol 26: 2008 (mai 20 suppl; abstr 2085) 
Author(s): P. N. Chah, V. A. Kumar, E. Jung, E. A. Knopp, J. S. Babb, G. Johnson, M. L. Gruber, D. Zagzag, S. Raza, A. Narayana,

Résumé : 
Les IRM dynamiques avec contraste (IRM-DSC) ont émergé comme des biomarqueurs importants pour analyser l'efficacité des thérapies antiangiogénique dans le traitement des tumeurs du cerveau. Le but de notre étude est de comparer les changements dans le volume de sang cérébral relatif (rCBV) et la perméabilité vasculaire (KTrans) avec les changements dans les dimensions de la tumeur (T1c), pour prédire la réponse thérapeutique dans les gliomes de haut grade en récidive ou progression (périodique) traité avec Avastin (Bevacizumab), un anticoprs monoclonal, anti VEGF.
Méthodes :
28 malades gliomes de haut grade en récidive ou progression ont reçu Avastin (Bevacizumab) à 10 mg/kg toutes les 2 semaines, 4 fois avec Irinotecan à 125 mg/M2 pour un cycle de 8 semaines. Tous les malades ont effectué une IMR dynamique de contraste avant l'administration d'Avastin et ont été suivis d'une manière clinique et radiographiques avec des IRM-DSC. La dimension de la tumeur a été mesurée en utilisant les critères de Macdonald à 2 dimensions. La régression de la tumeur a été mesurée en comparant les IRM-DSC de pré-traitement avec celles post traitement.
Résultats :
La dimension de la tumeur a régressé continuellement avec le temps à un taux moyen total de 0,678 unités par 100 jours à compter du début d'Avastin (Bevacizumab). Avant la progression, les tumeurs avaient régressé de 1,93 unités par 100 jours alors qu'elles augmentaient de 1,05 unités par 100 jours après progression. La tumeur a cru en moyenne de 0,428 unités avec chaque unité, rCBV, Ktrans. Il n'y avait aucune corrélation importante entre la dimension de la tumeur et la valeur péri-tumorale de rCBV ou KTrans.
Conclusions :
Le rCBV tumoral peut être utilisé comme un biomarqueur de remplacement pour évaluer la réponse thérapeutique à Avastin (Bevacizumab). Un changement dans la tendance de rCBV tumoral peut être un signal pour modification la thérapie 'adjuvant chez les malades avec gliome en récidive ou progression. 
Sagittales et axiales
Les axiales sont les perpendiculaires à l'axe du corps alors que les sagittales sont dans l'axe du corps (la photo à gauche est une sagittale).
Comment interpréter T1 et T2
On prend vite l'habitude de lire les IRMs.
Il faut d'abord savoir que les IRMs donnent
des images inversées, le cerveau gauche est donc à droite et inversement.
Elles sont souvent faites avec
un produit de contraste, le gadolinium qui ne traverse pas les vaisseaux sanguins en bon état, mais traverse les vaisseaux sanguins en mauvais état construits pour la tumeur.
Il existe deux pondérations, T1 et T2.
En T1
le liquide (dans les ventricules) est noir, le cerveau gris, clair.
En T2, c'est le contraire, le liquide est blanc (hyperintense) et le cerveau noir, sombre (hypointense).
En T2, là où la tumeur prend le contraste, un peu dans la tumeur et beaucoup sur le pourtour, les zones blanches ou claires qui contiennent beaucoup de liquide sont les zones malades.
En T1 elles seront au contraire plus foncées.
En T1, une tumeur est toujours plus sombre que le cerveau gris normal.
Les zones claires en T2 sont des zones malades qui prennent le produit de contraste.
L'oncologue doit toujours comparer l'IRM récente à celle de la dernière visite, mesurer ses dimensions et voir si cela diminue ou pas.

Source
Les comparaisons
Les comparaisons de deux IRM sont parfois discutables, les positions de la tête peuvent être différentes, la coupe n'est pas au même endroit. Des logiciels permettent des comparaison précises selon des rapports d'homothétie. Un praticien expérimenté saura cependant vous dire si la lésion augmente ou diminue.
IRM fonctionnelle ou IRMF
L'IRM fonctionnelle est fondée sur l'observation en temps réel des variations d'oxygénation du sang, sans injection de traceur radioactif. C'est est une version moderne et récente de l'IRM qui détecte l'oxygène consommé par les neurones. Le travail des neurones s'accompagne d'une augmentation du débit sanguin cérébral d'environ 50%, non compensée par une augmentation équivalente de la consommation en oxygène qui est d'environ 5%.On fait alterner chez le patients des périodes d'activité, comme bouger un membre et des périodes de repos. La localisation des zones activées est basée sur l'effet BOLD (Niveau d'oxygène dans le sang) correspondant à l’aimantation de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. Les globules rouges oxygénés par les poumons contiennent une molécule non active, l'oxyhémoglobine alors que les globules rouges désoxygénés suite à la consommation par les neurones contient la désoxyhémoglobine, active et visible en IRM. Dans les zones en activité, l'augmentation de la consommation d'oxygène par les neurones est compensée par un afflux de sang entrainant paradoxalement une diminution de la concentration de désoxyhémoglobine. Mais cette diminution de concentration en désoxyhémoglobine diminue la susceptibilité magnétique et on observe donc une augmentation localisée et faible (1 à 5 %) du signal T2 dans la zone activée par rapport à l'état de repos. C'est cette faible variation qui sera mesurée dans l'IRMF.
IRMP, IRM de perfusion
En IRM de perfusion à l’équilibre, le volume sanguin cérébral régional, rCBV, peut être estimé mais pas le débit sanguin cérébral. Cette technique présente l’avantage d’un meilleur rapport signal / bruit et d’une meilleure résolution spatiale, au prix d’une augmentation du temps d’acquisition.
Source : IMAIOS
Usage des IRM de perfusion pour la différenciation pseudo ou vraie progression tumorale dans le glioblastome récurrent. 

Asco 2010 12ème dossier
Auteurs : C. Heidemans-Hazelaar, A. Y. Verbeek, H. M. Oosterkamp Sr., B. Van der Kallen, C. J. Vecht,; Centre médical La Haye, La Haye, Hollande,; Medisch Centrum Haaglanden, La Haye, Hollande, 
Résumé :
Les pseudos progressions (Ps-PD) sur les IRM à la suite de la radiochimiothérapie de Temodal chez les malades avec glioblastome (GBM) est un nouveau phénomène. Sa distinction avec une vraie progression (PD) a des conséquences importantes pour le choix d'une thérapie supplémentaire. Nous avons examiné si la technique de l'IRM de perfusion, pMRI autorise une différenciation adéquate entre vraie progression PD et pseudo progression Ps-PD chez les malades avec GBM. 
Méthodes :
Les dossiers cliniques de neuro-oncologie ont été sélectionnés chez les malades avec GBM qui montraient des signes de progression radiologique avec Gadolinium comme produit de contraste et pMRI, et qui avait 3 mois plus tard une IRM subséquente. Tous les malades avaient reçu la radiochimiothérapie (60 Gy en 30 fractions) avec Temodal concomitant (75 mg/m2/jour) et adjuvant (200 mg/m2, jour 1-5, 5/28 jours). L'état clinique et les caractéristiques de l'IRM (localisation, dimension, rCBV) ont été effectuées au temps de la progression radiologique et 3 mois plus tard. La pseudo progresion Ps-PD a été définie comme absence de progression de la tumeur à la deuxième biopsie ou à la réopération, ou aucune progression supplémentaire sur IRM, sans nouvelle thérapie ou augmentation des corticoïdes. Les IRMs y compris les enregistrements du volume de sang cérébral relatif (rCBV) ont été comparées avec les données cliniques.
Résultats : 
34 malades avaient des signes de progression radiologique, 82% ont été considérés comme vraie progression PD et 18% comme fausse progression Ps-PD, basé sur la pathologie, les paramètres cliniques et les IRMs. l'IRM de perfusion pIRM était disponible pour 32/34 malades. Après avoir établi une valeur d'arrêt de 2,12 pour une augmentation dans rCBV, les pIRM pourraient différencier entre les deux entités avec une valeur prophétique positive de 96% pour la présence de tumeur progression. La sensibilité était de 88%, spécificité de 83% avec une valeur prophétique négative 63%.
Conclusions : 
Ces résultats indiquent que l'IRM de perfusion est une technique fiable pour distinguer les vraies des fausses progressions chez les malades avec glioblastome.


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