21/11/2020
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Le vaccin de Moderna dirigée par un marseillais Stéphane Bancel 48 ans contre le coronavirus

Stephane Bancel
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Stéphane Bancel, marseillais, PDG de Moderna, un accord avec l'Europe prêt à être signé le 19/11/2020

Le vaccin ARNm de la société américaine Moderna-BORDA contre le coronavirus efficace à 95%, a fait une demande d'homologation et serait disponible en décembre aux Etats-Unis et au 1er trimestre en Europe. Ce vaccin serait plus facile à administer que celui de Pfizer qui doit être conservé à -80° dans des congélateurs fabriqués en Allemagne. La bourse américaine s'envole à la suite de l'annonce d'un vaccin afficace à 90% sans effets secondaires. Un nouvel espoir dans la lutte contre le Covid-19. Le vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech est "efficace à 90%", affirment lundi 9 novembre les deux sociétés pharmaceutiques, après la première analyse intermédiaire de leur essai de phase 3, la dernière avant une demande d'homologation. La protection des patients a été obtenue sept jours après la deuxième des deux doses et 28 jours après la première, selon les résultats préliminaires. Les soignants prioritaires pour être vaccinés devraient avoir le vaccin avant la fin de l'année.

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Il pèse 3 milliard de dollars avec ses 9% de Moderna
  Tout savoir sur ce marseillais PDG de Moderna qui veut résoudre la pandémie
de coronavirus

Stéphane Bancel

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Installée à Cambridge dans le « Massachusetts », (Nord-Est au dessus de New-york , capitale Boston), en 2010, la société de biotechnologie Moderna a longtemps été la chérie des investisseurs, mais ce n'est qu'avec la pandémie de Covid-19 qu'elle a pu prouver sa nouvelle technologie vaccinale, faisant de ses fondateurs des milliardaires.
Après l'annonce lundi que son vaccin expérimental contre le Covid-19 était efficace à 94,5%, un niveau très élevé et comparable au vaccin contre la rougeole, le cours de l'action a poursuivi.son envol.
Stéphane Bancel est devenu milliardaire en avril.
Patron depuis 2011, le Marseillais Stéphane Bancel, est devenu milliardaire en avril, quand des résultats très préliminaires des essais cliniques ont été publiés.
Un beau succès pour cet ancien élève de Provence à Marseille, un établissement d'enseignement privé catholique situé dans le» 8° arrondissement de Marseille. Fils d'un ingénieur et d'un médecin, cet ingénieur commercial âgé de 48.ans, est revenu cet été à Marseille, ville où il a passé toute son enfance, se faire photographier dans les locaux de son ancien lycée pour le Wall Street Journal.
ll pèse désormais 3 milliards de dollars, grâce à ses 9% de parts dans la société, selon Forbes.
De nombreux investisseurs avaient parié sur la "Biotech" dans la dernière décennie, sans doute en partie grâce au talent de vendeur de son directeur général.
En 2018,
elle avait battu le record de l'introduction en Bourse pour une Biotech. Le buzz était réel aussi chez les scientifiques, convaincus que la technologie était prometteuse. Un aréopage de chercheurs dont un prix Nobel composait son conseil scientifique. Deux professeur et investisseurs de renom, Timothy. Springer d'Harvard  et Robert Langer du MIT, ont chacun investi très tôt dans Moderna et en récoltent aujourd'hui les fruits : les deux sont devenus milliardaires cette année, selon Forbes. La société promettait, à l'origine, d'ajouter une catégorie totalement nouvelle de médicaments dans l'arsenal pharmaceutique dans la lutte contre les « maladies importantes », selon un cofondateur en 2012. Pourtant à ce jour, aucun produit, n'a encore obtenu d'autorisation, de mise sur le marché. Le nom de Moderna est une combinaison de "modifier" et "'RNA"(ARN, en français) : la technologie consiste à insérer dans nos cellules des brins d'instructions génétiques sous la forme d'ARN, afin de leur`faire fabriquer des protéines sur commande, selon la maladie contre laquelle on veut lutter. L'idée date des années 1990 mais ce n’est que dans les années 2000 qu'un obs tacle biologique important a été contourné, permettant d'éviter que l’ARN messager « intrus », très fragile, soit détruit par l'organisme. L'une des premières idées de Moderna était de créer des vaccins personnalisés contre des cancers (des projets toujours en développement). Mais Moderna s'est aussi vite concentré sur les virus, qui concernent la majorité des essais cliniques aujourd'hui en cours : contre Zika, le virus d'Epstein-Barr (mononucléose), le virus respiratoire syncytial, (bronchiolite...), le cytomégalovirus qui peut poser un risque chez le fœtus), ou tout simplement la grippe.

Les hésitations des européens, le prix

Le patron de la société américaine de biotechnologie  Moderna, le marseillais Stéphane Bancel, a prévenu hier les Européens que le prolongement des négociations pour acheter des doses de son vaccin contre le Covid-19 risquait de ralentir les livraisons, d'autres pays étant  prioritaires car ils ont signé depuis des mois.
« On a eu des discussions, mais on n'a pas signé de contrat »  a dit Stéphane Bancel depuis Cambridge, dans le Massachusetts où ce Marseillais de 48 ans, ancien du laboratoire bioMérieux, dirige depuis 2011 Moderna petite société  détenant l'un des vaccins les plus prometteurs de la pandémie.
La société, fondée en 2010 a annoncé ce lundi que son projet de vaccin contre le Covid-19 avait montré une haute efficacité  dans  des essais cliniques, de près de 95%, comparable à ce que le géant pharmaceutique  américain Pfizer allié à la société allemande BioNTech a annoncé la semaine-dernière.
Les deux devraient demander aux autorités américaines, européennes et autres des autorisations de commercialisation dans les prochaines semaines. 
Des discussions avancées ont bien été annoncées avec la Commission européenne le 24 août pour l’achat de 80 millions de doses de vaccins mais aucun engagement ferme n’a été signé depuis. Entre temps Moderna a signé avec le Canada, le Japon, Israêl, Le Quatar, le Royaume Uni…sans compter les 100 millions de doses promises début août aux Etats-Unis. Les allocations des premières livraisons ne comprendraient pas l’'Europe. Donc, ça partirait en Suisse, ça partirait un petit peu au Japon, en Israël, au Canada. Si donc on compare les tergiversations européennes à l'anticipation américaine, dès le 2 mars, lui-même et les patrons des  grands laboratoires étaient à la « Maison Blanche » autour de Donald Trump qui en ont commandés.
Les États-Unis ont accordé un demi-million de dollars à Moderna dès avril pour financer les essais cliniques. Au total, la Biotech a reçu 2,5 milliard de dollars d’argent public américains, sous l’égide de l’opération Warp Speed, lancée officiellement le 15 mai.
On a commencé à discuter avec plusieurs pays européens au mois de mai. On n’a eu aucune aide pour payer aucune étude clinique. Tout a été pris en charge par le gouvernement américain et heureusement qu’ils l’ont fait, sinon on n’aurait  pas pu développer les vaccins à ces vitesses-là, car comme vous le savez on est une société qui n’a jamais fait un euro de profit, et l’étude clinique a coûté 1 milliard de dollars, poursuit-il. Résultat, les premiers américains seront sans doute vaccinés avant le nouvel an. On a déjà plusieurs millions de doses en magasin aux Etats-Unis.
Mais ceux qui n'ont pas commandé seront retardés dans les livraisons.

Renaud Muselier, Docteur marseillais et Président de la région Paca a écrit à son homologue, Olivier Veran, Docteur lui aussi et Ministre des solidarités et de la Santé
« Si l'Europe ne peut pas commander, faisons-le! pour protéger les Français, je demande à @oiívierveran d'entrer en discussions directes avec les fournisseurs, au nom de la France ». Après les masques et les tests, nous n'avons plus le droit à |'erreur a twitté hier soir le président (LR) de la Région Provence-Alpes-Côte d’azur.
Le texte de la lettre :
Je vous demande de prendre, au nom de la France, immédiatement attache directe avec les sociétés fournisseurs de vaccins, afin de garantir une commande immédiate pour les 67 millions de Français.
Au début de son courrier, Renaud Muselier rappelle la prise de position de Stéphane Bancel sur les « lenteurs » de l’administration européenne.

 

Copyright Journal La Provence du mercredi 18/11/2020

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